Dessins et images connexes

La lumière surtout ! Chercher son rayonnement, la fulguration, la condenser, la poursuivre dans sa chaleur.

Les grandes convulsions de la nature sont sublimes mais le pauvre peintre ne peut que confier à sa mémoire l’impression effrayante de ces flots tourmentés. Il ne faut même pas essayer de tenir un bout de papier pour croquer ou indiquer par un trait le souvenir de ces vagues furieuses.

Eugène BOUDIN, 1824 – 1898

« La photographie est pour la nature une dangereuse épreuve. Non seulement, elle l’aplatit, mais elle confond tous les plans en un seul, escamotant ou renforçant malencontreusement certains détails essentiels.

De plus, elle l’affadit en supprimant les valeurs et les tons, les nuances et la lumière.

Le crayon ou le pinceau ont sur l’épreuve photographique un énorme avantage.

Ils permettent d’abord d’éliminer les mille petits détails dont la représentation ne peut qu’embrouiller le paysage ou nuire à l’effet d’ensemble recherché.

L’artiste ramène tout son dessin aux grandes lignes en choisissant parmi les détails conservés ceux qu’il veut mettre en évidence, en exagérant les uns aux dépends des autres.

Il fait ainsi une véritable synthèse picturale, synthèse où apparaîtront, grâce à sa palette, sous leur ciel même et dans leurs nuances propres, les caractères typiques du paysage. »

Théophile-Jean DELAYE

Cartographe, peintre, écrivain

1896-1970

Herbier, Savoie, été 2011

Feuille d’érable, Villefranche-sur-Saône, 2013